D'après Jacques André, Aux origines féminines de la sexualité, éd. PUF, coll. Quadrige,
ch.4.
Dans ce chapitre, Jacques André analyse, au-travers de l'étude des différences entre un tableau de Delacroix (La mort de Sardanapale) et son esquisse, combien ce qui est montré varie selon qu'il est principalement habité par le féminin ou par le masculin.
Se trouvent imprégnés de l'idée de féminin, la couleur, la technique du flochetage, le "travail de déformation" (p. 83), "des négligences qui sont la passion de l'artiste" (p.85), et dont l'ébauche du tableau débordent. "Dans ces débordements, l'objet se perd" (p.76).
Au compte du masculin, le dessin, la ligne, le contour, la dimension figurative, la représentation, plus lisible, dans le tableau fini.
"Le travail de l'oeuvre vit de ce que la représentation détruit" (p.86) Mais au-delà de la dichotomie entre vie et destruction, travail de l'oeuvre et représentation, féminin et masculin, couleur et contour, nous retiendrons que l'intérêt du travail de Jacques André, dans cet aller-retour entre l'esquisse et l'oeuvre, est ce qui renvoie l'une à l'autre, dans un écart qui fait leur intérêt à chacune, mais qui marque surtout que c'est cet écart qui subvertit l'une et l'autre.
Conséquence cliniques :
(ce que nous soulignons dans ce paragraphe s'éloigne du texte de Jacques
André)
- Le symbolique n'est pas à penser contre ce qui n'est pas symbolisé. Il n'est pas plus une finalité de l'analyse que le non symbolisé. Ils ne sont pas plus à penser comme clivés l'un de l'autre. Ils sont à entendre comme ce qui se détruit mutuellement et se valorisent mutuellement. Comme ce qui se subvertit mutuellement. Les capacités de symbolisation ne sont donc pas à étendre systématiquement lors d'une analyse. Ce qui s'étend, c'est le parcours du symbolisé au non symbolisé, le parcours du non symbolisé au symbolisé, en laissant suspendu le savoir qui voudrait déterminé lequel de ces deux parcours est à l'origine de l'autre.
- Le cadre analytique ne peut être pensé uniquement comme contenant.