La psychanalyse et le féminin



Illustration : Cendrine Rovini
Le Daïmon de la reine des baies




La psychanalyse freudienne, lorsqu'elle définit le féminin, pendant la cure ou dans la théorie, uniquement à partir du vécu oedipien, est susceptible de bien des ravages. Les discriminations à l'égard des femmes, dont le texte freudien porte la trace dans le relevé qu'il fait de leur nocivité pour la société (Malaise dans la civilisation), découlent du primat du phallus autour duquel s'organise l'Oedipe.

Ce site, dont j'aurais préféré qu'il n'ait pas à exister, s'attachera à mettre en avant les conceptualisations psychanalytiques du féminin dans cette dimension qui lui est particulière et qui le situe, pour une part, hors du primat du phallus, irréductible aux coordonnées oedipiennes, et donc incompréhensible dans le seul ordre du désir.

Nous espérons ainsi concourir à une meilleure compréhension de la réalité psychique des femmes.

Le fait que nous relevions une conceptualisation chez un auteur ne signifie nullement que nous nous accordions avec l'ensemble de sa réflexion. Les pages de ce site sont le résultat de mes lectures, et de ce que j'y ai butiné pour nourir ma réflexion. Dans un premier temps, c'est principalement le travail de Monique Schneider qui nous servira de guide.


1 - Idées courtes

Quelques concepts locaux ont été soustraits de dissertations plus conséquentes et sont ici présentés, pour leur valeur propre à donner à la question du féminin, en paragraphes courts, sa tonalité spécifique, son style de raisonnement, son langage. Pour que chacun, à partir de telle ou telle idée, élabore son esquisse...


"Le remplissement"
"Dilution"
Ethique
Faire l'amour
"L'avant-coup"
L'écart
Face à l'insularité masculine


2 - Les trajets du féminin

On trouvera dans cette rubrique des conceptualisations étendues, des raisonnements plus vastes que dans la rubrique précédente. Les auteurs cherchent à remonter au plus loin, à l'origine, pour comprendre le trajet par où le féminin advient. Mais l'origine est brûlante (cf. Sibony)...

Les positions présentées ici ne s'accordent pas nécessairement. C'est que face à l'origine, il faut décider. Décider de ce qui était là en premier, décider que l'Autre dépend de l'Un, que les pulsions de conservation sont tout, et là d'abord, et que maman y veille, ou décider que la pulsion sexuelle frappe la première... Décider que l'on n'est pas aveugle, décider comment l'on s'y retrouve. Décider que c'est papa qui décide ou décider que le féminin avait déjà décidé...

On n'est sans doute pas plus proche de la vérité si l'on se refuse à toute décision concernant l'origine. Ni plus proche de la vérité, ni plus réaliste. Mais l'on échappe aux engouements mythiques. Cela étant, c'est une posture qui ne vaut que comme une imago de plus, posture de dilettant serein, un peu lâche aussi...

La vérité de l'origine est sans doute pour chacun, et au gré de ses humeurs, tantôt ici, tantôt ailleurs, mouvante, à la croisée de ces découvertes que des psychanalystes ont élaboré, qui se font contrepoint, et qui témoignent de la polyphonie de la psychanalyse et des divergences qui la nourrissent.

Ecoutons donc les voix, différentes, écoutons ce qu'elles nous disent de l'origine du féminin, écoutons-les pour ce qu'elles nous racontent, de nous, de nos patients, et écoutons-les pour la pluralité des mythes qu'elles transmettent. Il n'y a pas qu'une histoire.


Jacques Lacan par Serge André
Psychogenèse du féminin (Faure-Pragier)
Le féminin génital (Schaeffer)


3 - Autres petites choses

Annexes
Liens



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